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Reporters Without Borders
Press release
 
27 June 2007
 
ERITREA
 
Woman journalist employed by state TV held in military camp
 
Fathia Khaled, a presenter on state-owned Eri-TV’s Arabic-language  
service, was arrested earlier this month and taken to one of the  
country’s detention centres, Reporters Without Borders has learned  
from several Eritrean sources. One of the sources said she may have  
been taken to the Sawa military camp in the northwest after being in  
touch with one or more persons who had fled across the border into  
Sudan on foot.
 
“The information ministry, which is also the headquarters of the only  
news media permitted in Eritrea, has become a high-risk area where a  
sinister game of chance is played out,” the press freedom  
organisation said. “How much longer will we have to continue adding  
names to the list of people imprisoned by President Issaias  
Afeworki’s government?”
 
Reporters Without Borders added: “Because of the world’s  
indifference, we are reduced to just watching, appalled and  
powerless, as the authorities continue to pick off journalists who  
have been unable to flee the reign of terror in Asmara.”
 
Fathia Khaled was one of the nine public media journalists who were  
arrested at their work centres in a crackdown beginning on 12  
November 2006 and were held incommunicado for several weeks. They  
were initially taken to “Agip,” a police detention centre located  
near the presidential palace. They were later held in the underground  
prison at the No. 5 police station, where they were beaten until they  
gave the passwords to their e-mail accounts.
 
After being released on bail, they were followed, their phones were  
tapped, they were forced to go back to work and they were expressly  
forbidden to leave Asmara. The security forces warned them that, on  
the first sign of any transgression, they would immediately be  
rearrested and held indefinitely.
 
Their arrests were preceded by the defection of several prominent  
state media journalists, which particularly irked the government.  
They were arrested on suspicion of staying in contact with the  
defectors or planning to flee the country themselves.
 
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ERYTHRÉE
 
Une journaliste du service arabe de la chaîne publique Eri-TV  
conduite de force dans un camp militaire
 
Fathia Khaled, animatrice du service en arabe de la chaîne publique  
Eri-TV, a été arrêtée courant juin 2007 et transférée dans l'un des  
centres de détention du pays, a appris Reporters sans frontières  
auprès de plusieurs sources érythréennes. Selon l'une d'elles, la  
journaliste pourrait avoir été conduite dans le camp militaire de  
Sawa (Nord-Ouest), après avoir été en contact avec une ou plusieurs  
personnes ayant fui le pays à pied, vers le Soudan.
 
"Le ministère de l'Information, siège des seuls médias autorisés, est  
devenu une zone à hauts risques, où se déroule une sinistre loterie.  
Jusqu'à quand ajouterons-nous des noms de prisonniers à la liste des  
victimes du gouvernement d'Issaias Afeworki ? A cause de  
l'indifférence du monde, nous en sommes réduits à assister, révoltés  
et démunis, à la traque des journalistes qui n'ont pas pu fuir le  
régime de terreur qui règne à Asmara", a déclaré Reporters sans  
frontières.
 
Fathia Khaled faisait partie des neuf journalistes des médias publics  
raflés sur leur lieu de travail, à partir du 12 novembre 2006, par  
les forces de sécurité érythréennes, et maintenus en détention au  
secret pendant plusieurs semaines. D’abord incarcérés à "Agip", un  
centre géré par la police et situé près de la présidence, ils ont été  
transférés ensuite dans la prison souterraine du commissariat de  
police n°5, où ils ont été battus jusqu’à ce qu’ils livrent les mots  
de passe de leur courrier électronique. Après leur libération sous  
caution, ils ont été suivis et leurs téléphones placés sur écoutes.  
Ils ont été contraints de retourner à leur travail et interdiction  
formelle leur était faite de quitter la ville d’Asmara. Les services  
de sécurité les ont prévenus que la première incartade serait punie  
d'une incarcération indéfinie et immédiate.
 
Tous avaient été arrêtés suite aux défections de plusieurs  
journalistes célèbres des médias publics, qui avaient singulièrement  
irrité le gouvernement. Les autorités avaient arrêté leurs confrères  
parce qu’ils étaient suspectés d’être restés en contact avec les  
fugitifs ou de chercher à fuir eux-mêmes.
 
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Leonard VINCENT
Bureau Afrique / Africa desk
Reporters sans frontières / Reporters Without Borders
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75009 Paris, France
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